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mardi 20 janvier 2009

Grandir autrement

Pour votre information et votre curiosité, on vous signale l'existence de Grandir autrement, un magazine, disponible essentiellement par abonnement ou sur commande, qui se veut « proche des rythmes et besoins du tout petit, ainsi que d'éducation respectueuse et sans violence des enfants. » Ci-dessous, le sommaire du dernier numéro :

Mathieu
Grandir au quotidien
  • Grandir fûté : Des remèdes naturels pour les petits maux
  • Grandir pratique : Les jambières pour bébés (et enfants)
  • Activités, éveil : Les boîtes des couleurs
  • Lire et grandir : Des livres pour pratiquer le yoga avec ses enfants
Naître parents
  • Grossesse : Rite de passage : célébrer la future mère
  • Post-partum : La jaunisse : un phénomène physiologique rarement inquiétant mais à surveiller obligatoirement
  • Témoignage avant/après bébé : J’accouche en maison de naissance
  • La chronique de Ludo : Les petits mots « magiques »
Dossier : Accompagner son enfant scolarisé

Accompagner nos enfants scolarisés, c'est faire plus que les accompagner à la porte de l'école, le matin, et de les aider à faire leurs devoirs, le soir. Savez-vous d'ailleurs que les devoirs scolaires sont interdits depuis 50 ans ? Accompagner nos enfants scolarisés, c'est leur laisser exprimer leur ressenti de l'école, accueillir leurs émotions... C'est aussi dialoguer avec les enseignants, essayer de faire en sorte que nos enfants soient davantage respectés. C'est aussi les aider à sortir de l'échec scolaire, si besoin est, par divers moyens adaptés à chacun.

Grandir et s’éveiller
  • Éducation : Faut-il croire au complexe d’OEdipe ?
  • Ados : Le bénévolat : une première place active dans la société
  • Des clés pour comprendre : Anges de bonté contre démons intérieurs
  • Vu par les enfants : L’hygiène naturelle infantile
  • Portage : Porter en travaillant
  • Massage : Et si l’on enseignait le massage aux enfants ?
  • Ma famille à moi : Enfants précoces : un chemin loin d’être tranquille…
  • Faire grandir une initiative : Qui sont les créatifs culturels ?
  • Se faire signe pour grandir : Vélo
Grandir ensemble
  • Grandir ici : Ça bouge en Limousin !
  • Grandir ailleurs : Finlande : l’école au service de l’enfant !
  • Grandir sur Terre : Pollution intérieure : invitez les plantes à la maison !
  • Interview : Sarah Buckley : “La naissance possède un aspect essentiellement sexuel”
  • Zoom produit nature : Le vinaigre blanc, Monsieur Propre méconnu
Grandir en savourant
  • Point allaitement : Des signaux d’alerte : ne restez pas seule avec un problème
  • Zoom aliment : Les bienfaits des légumes crus en hiver
  • Carnet de recettes : En hiver, ne négligez pas le froid !

lundi 24 novembre 2008

Donner des limites à son enfant

Le personnel de la crèche met à votre disposition (sur le présentoir à droite des casiers des marmottes) toute une série de photocopies d’articles scientifiques sur la petite enfance. Parmi ceux que l’on peut trouver actuellement, un article s’intéresse aux limites que doivent donner les parents à leur enfant au moment où celui-ci fait ses premières bêtises, c'est-à-dire entre 18 mois et 3 ans. Il est intitulé « À l'âge des bêtises, quelles limites leur donner ? ». En voici un résumé.

Pour commencer, soyons clairs. Donner des limites à son enfant, c'est lui permettre d'apprendre la frustration. Or, l'apprentissage de la frustration, même nécessaire, ne se fait pas sans douleur. Aussi, le comportement des parents est décisif pour que cet apprentissage, nécessaire on le rappelle, se fasse le mieux possible.

Avant trois ans, l'enfant n'a pas la notion du danger. Il n'est pas encore capable de comprendre et de se souvenir des abstractions du type « Ne touche pas ça car tu vas te brûler ». Par contre, il a la mémoire des sensations, ce qui lui permet, s'il s'est un jour brûlé avec un radiateur, d'éviter, à l'avenir, tout contact avec un radiateur trop chaud.

Il ne convient évidemment pas de brûler une fois son enfant pour éviter tout risque de brûlure plus tard ! Il faut cependant, plutôt que d'interdire sans explication, (ou, pire, de punir) accompagner l'interdiction d'une explication par l'exemple. C'est-à-dire qu'il faut, en lui expliquant qu'un couteau n'est pas un jouet, lui montrer qu'un couteau est un outil tranchant, coupant avec lequel on peut se blesser.

L'interdiction ne doit pas être définitive, enfermant l'enfant dans une prison ou un cocon dans lequel le danger est absent. Au contraire, elle doit proposer une ouverture sur le futur, donnant ainsi à l'enfant la possibilité de faire son apprentissage et de (re)connaître le danger, bref de grandir.

Mathieu

jeudi 20 novembre 2008

Le projet éducatif : pourquoi et pour quoi faire ?

Les structures Petite Enfance jouent un rôle important dans le devenir de l’enfant ; le travail auprès de jeunes enfants est complexe et ne peut s’apparenter à une substitution de la mère (ou du père), ni se fonder sur la seule spontanéité des personnes qui les accueillent.

Dans une structure collective accueillant de nombreux enfants (plus de 60), les principes éducatifs des parents sont forcément divers ; il est ainsi important qu’ils connaissent ceux adoptés par l’équipe pour accueillir, sur les mêmes principes, tous ces enfants.

La recherche de la qualité de l’accueil réservé à l’enfant en dehors de sa famille est la préoccupation majeure d’une équipe.

Le projet éducatif définit les principes organisateurs de la pratique, c'est-à-dire les priorités éducatives, comme par exemple celle de privilégier l’autonomie de l’enfant dans ses découvertes plutôt que des apprentissages précoces organisés.

Son élaboration collective repose sur des savoirs relatifs au développement de l’enfant : elle résulte ainsi d’un va et vient entre des débats et des pratiques. Depuis l’ouverture de la Maison des Castors en 2004 , nous avons travaillé en équipe pour mettre au point notre projet éducatif et celui-ci sert de référence permanente à nos réflexions sur notre travail.

Lors des réunions éducatives régulières, l’équipe reprend les objectifs du projet éducatif, tels que le bien être, le respect et le bon développement de l’enfant ; elle réajuste au besoin son action et sa pratique sur les réalités du quotidien, les réflexions des parents.

En mobilisant les connaissances et expériences de chacune, le projet éducatif donne une référence commune aux actions quotidiennes, une cohérence à chaque acte éducatif. Savoir ce que l’on fait, concrètement, précisément et pourquoi on le fait, conduit à augmenter le niveau de conscience des référentes sur leurs attitudes et leurs réactions dans les situations les plus banales (changer les enfants, lavage des mains avant le repas, les accompagner dans leur repas, proposer un jeu ou une activité…).

En associant les parents à la réflexion et en le faisant partager à ceux-ci, le projet éducatif de la Maison des Castors devient alors source d’échanges permanents autour de leur enfant, dans les comptes rendus de sa journée en contribuant ainsi à une continuité dans la vie de l’enfant, entre ses différents lieux de vie.

Parents, n’hésitez pas à nous questionner sur ce projet, à nous donner votre avis !

Huguette

mardi 28 octobre 2008

Le projet éducatif de la Maison des Castors et la collation

Depuis plusieurs mois l’équipe éducative de la Maison des Castors a mis en place une collation collective et le goûter collectif.

Ce choix a été pensé, réfléchi, et discuté en réunion d’équipe, puis proposé en conseil d’administration (parents représentant tous les parents adhérents).

Qu’appelle-t-on collation ?

Certaines des définitions du petit Robert disent « ce qu’on apporte ensemble », « réunion des moines », repas léger.

En effet, pour l’équipe il y a un peu de toutes ces définitions : se réunir, apporter de chez soi le goûter destiné à tous les enfants, partager un moment ensemble à travers les échanges verbaux et le plaisir de manger…

La collation n’est dans aucun cas un petit déjeuner ou un goûter copieux, les enfants découvrent parfois à cette occasion des aliments différents de ceux proposés à la maison et apprennent ainsi à vivre ensemble... Ils peuvent aussi la refuser. Elle est souvent composée de fruits, légumes, pain, fromage et la boisson est essentiellement de l’eau.

Qu’appelle-t-on goûter ?

Toujours dans le petit Robert de nombreuses définitions sont données telles que pour le verbe goûter: déguster, savourer et, pour le nom goûter : nourriture et boisson que l’on prend dans l’après midi.

Nous savons que pour la majorité des enfants le goûter est très important (parfois aussi pour les adultes !) ; composés plus particulièrement de laitages, céréales, de mets sucrés comme les compotes , les tartines de miel, de confiture, il redonne de l’énergie aux enfants pour finir leur après midi de jeux, de découvertes motrices et « intellectuelles »… mais aussi, il adoucit la fin de journée quand l’absence des parents se révèle parfois, plus sensible à certains enfants qui font de longues journées de collectivité.

Comment s’y prend-t-on ?

La mise en place de la collation et du goûter collectifs a permis de mieux équilibrer les « contenus » et de donner aux enfants la même « chose » ; la Maison des Castors ne pouvant pas leur offrir des repas identiques à causes des normes exigées pour une cuisine collective (une réflexion pourrait être engagée sur ce point par un groupe de parents motivés).

La liste des collations et des goûters est proposée, chaque mois, par un membre de l’équipe éducative, en respectant tous les budgets et en donnant la possibilité aux familles aux moyens plus modestes de participer à cette action collective.

Pour les parents qui seraient inquiets par rapport à la collation et aux risques d’obésité que celle ci entraînerait, largement diffusés dans les médias, je rappellerai simplement que la collation est un goûter très léger, peu volumineux, qu’elle se prend vers 9h 30 et que la majorité des enfants arrivent entre 7 h30 et 8h 30, le « bib » du matin est déjà très loin. De plus, nos petits castors et nos petits écureuils ne sont pas des enfants « sédentaires » mais très actifs dans leurs activités motrices et des «kilomètres » sont parfois parcourus avant cette première pause de la matinée et d’autres encore avant le repas de 11h30.

Les dangers de l’obésité se trouvent aussi dans le grignotage et les sucreries, à la Maison des Castors les repas sont rythmés, réguliers et seulement quelques bonbons sont distribués pour des moments exceptionnels comme les jours de fête !

Si vous souhaitez échanger sur ce sujet l’équipe reste à votre disposition.

Huguette

jeudi 25 septembre 2008

L’apprentissage de la propreté

Le personnel de la crèche met à votre disposition (sur le présentoir à droite des casiers des marmottes) toute une série de photocopies d’articles scientifiques sur la petite enfance. Parmi ceux que l’on peut trouver actuellement, un article s’intéresse à l’apprentissage de la propreté. Il est intitulé « Laissons-leur le temps d’être propres ! ». En voici un résumé.

Entre dix et quinze mois, l’enfant expérimente ce que les médecins appellent la motricité anale brute qui se caractérise notamment « par l’attrait de l’enfant pour ce qui lui est présenté comme sale par ses parents ». Les parents ont cependant tendance à brusquer l’évolution de leur enfant, les enjoignant, trop tôt, d’être propre.

Or, une telle démarche est vouée à l’échec car, d’un point de vue physiologique, le petit enfant est rarement maître de ses sphincters lesquels, seuls, lui permettront, en temps et en heure, de gérer sa propreté. Pour Catherine Dolto, « l’enfant doit être capable de tenir accroupi en équilibre sur ses deux jambes sans tomber ou encore de monter et descendre les deux-trois marches d’un escabeau de ménage » avant d’être propre car cela signifie que le cortex de la partie inférieure du squelette est bien formé, lui permettant de maîtriser ses sphincters.

De plus, une propreté réclamée trop tôt par des parents peut poser des problèmes quand au comportement actuel ou futur de l’enfant. Les auteurs concluent donc en demandant aux parents d’être très patients dans l’apprentissage de la propreté en dépit des pressions familiales et sociales !

Mathieu

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